Humboldt – Les limites de l’action de l’État

Wilhelm von Humboldt

C’est l’œuvre d’un jeune homme de vingt-cinq ans. Écrit en plein cœur de la Révolution française et considéré comme l’équivalent allemand de l’œuvre de Locke, l’Essai sur les limites de l’action de l’État n’a pas été publié immédiatement par crainte de la censure même si plusieurs chapitres le furent dans deux revues : la Revue mensuelle de Berlin, et la Nouvelle Thalia de Schiller. Il influencera JS. Mill qui le cite notamment dans son essai On Liberty.

En 1851, soit seize ans après la mort de l’auteur, l’Essai est publié intégralement, et fait grand bruit dans la sphère intellectuelle de son temps. Imprégné de la philosophie morale de Kant ainsi que de l’idéalisme romantique allemand (Humboldt était un ami de Goethe et de Schiller), l’Essai reste un ouvrage profondément d’actualité pour nos sociétés « démocratiques » modernes.

Pour Humboldt, l’individu est premier sur l’État ; ce dernier doit borner son action à la promotion de la sureté des citoyens et s’empêcher d’interférer avec la sphère privée sous peine de gommer les différences individuelles et d’uniformiser la société. La sûreté est condition de possibilité de la liberté, elle-même facteur d’émulation morale et intellectuelle, permettant le progrès universel de l’humanité.

En temps de crise, repenser l’action de l’État et ses limites est une priorité. Vous trouverez ci-dessous l’ouvrage au format pdf. L’édition à laquelle nous nous rapportons est celle mise en ligne par l’Institut Coppet, (traduction d’Henri Chrétien, 1867). Il est édité aux Belles Lettres. Pour les mordus de livres électroniques, vous trouverez l’ouvrage ici aux formats epub et mobi. Bonne lecture !

Wilhelm von Humboldt – Essai sur les limites de l’action de l’Etat

Une réflexion sur “Humboldt – Les limites de l’action de l’État

  1. Merci pour cette invitation au voyage allemand, à cette lecture très bien ciblée. Nous sommes peut-être actuellement dans une configuration un peu différente qui érige le désir individuel en projet politique sans souci de responsabilité ni de bien commun : l’ultra libéralisme.
    F X Bellamy en propose la définition suivante : « un projet politique qui entre en conflit avec la loi au nom du désir de l’individu, sans reconnaissance de sa responsabilité – corollaire nécessaire de tout libéralisme authentique. »
    Quant à moi, j’aime mieux l’expression de « libéralisme radical » utilisée par un certain Benoît, domicilé au Vatican. Il s’agit cependant toujours de l’articulation souffrante entre état et individu. Je serais très intéressée par une réflexion d’EPHES à ce sujet…

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