L’Église catholique sera-t-elle vaincue par le libéralisme[1] ?

Raphaël – Le triomphe de la religion
Musées du Vatican

Une certaine vulgate de la sociologie religieuse[2], notamment française pour ne pas dire parisienne voire germanopratine, considère que l’Eglise catholique romaine est inadaptée au monde moderne. Elle mouline notamment que l’Eglise catholique serait, notamment, impuissante à prendre acte des transformations qui ont été, depuis le XIXe siècle, celles du libéralisme et de la démocratie. Et de dire (oubliant de voir tout ce que le Concile Vatican II, avec l’idée de collégialité par exemple, voire le rapprochement de plus en plus fort avec les Eglises orthodoxes, ont apporté à la structure ecclésiale héritée du Concile de Trente), que la structure pyramidale de l’Eglise catholique romaine, jusqu’au Pape y compris, tout comme l’idée d’un Magistère sont incompatibles avec la démocratie moderne, le libéralisme et l’avènement de l’autonomie du sujet.

I – Rater le sens de l’histoire

Peut-on prophétiser avec autant d’arrogance que « L’Église sera vaincue par le libéralisme » ? Certes la déchristianisation, toujours plus importante en Occident, les différentes logiques et pratiques bricolant le religieux et qui échappent au Magistère et au contrôle des Églises instituées, donnent du crédit à cette thèse, thèse auxquelles, côté catholique, les réponses de type « Les chrétiens sont moins nombreux mais sont plus convaincus » prennent des allures de méthode coué ! Pourtant, même si il y a eu, et si il y a encore conflit, hiatus, entre catholicisme et libéralisme il n’est pas sûr qu’on puisse raisonner en termes de victoire du libéralisme sur l’Église catholique en tant que telle. Victoire du libéralisme sur l’Église telle qu’elle s’est construite rationnellement et pyramidalement à partir de la Révolution papale des XIIe-XIIIe siècles (cf. Harold Berman) puis en synergie avec l’absolutisme, incontestablement. Mais, peut-on dire que cet héritage hiérarchico-bureaucratique, qui est d’ailleurs en grande partie à l’origine aussi des appareils des États modernes, soit aujourd’hui plus en danger que, actuellement, dans le contexte de mondialisation, de réticularisation, d’ordre polycentrique qui est le nôtre, les structures de nos États modernes, leurs administrations, leurs systèmes décisionnels etc… Certes, dans nos pays, les États fonctionnent sur la coercition et les Églises sur l’adhésion mais est-ce suffisant pour penser que l’Église est plus fragile que les appareils politiques parce qu’elle ne dispose pas de la coercition pour imposer sa structure et ses lois à des consciences de plus en plus rétives à toute forme d’empiètement dans leur domaine réservé, cela dans une culture du libre choix des individus ? Voilà qui rappelle Staline et son « Rome ? Combien de divisions ? »

Il n’est pas sûr que l’appareil ecclésiastique monocentrique de l’Église romaine soit un obstacle à sa survie. Indépendamment que ce qui fait Église est la communion fondée sur les sacrements, sans oublier la relation à un Dieu personnel médiatisée par ces mêmes sacrements, et non sa structure machinique actuelle qui n’est que la lecture propre à l’Occident européen de cette communion, la solidité de l’appareil ecclésiastique romain réorientée vers la collégialité de Vatican II et l’oecuménisme, est, dans le contexte anomique des sociétés modernes, plutôt un atout. On ne voit pas pourquoi l’appareil ecclésiastique ne pourrait pas moins évoluer que les États modernes de l’absolutisme à un mixte de régulation systémique et de Magistère, ce qui ferait de l’appareil ecclésiastique une sorte de pendant inattendu de ce rêve d’État régulateur qui a tant de mal à se mettre en place dans nos sociétés libérales. Ce qui était rigidité, pour et dans le monde rigide des XVIIe-XVIIIe siècles peut, après tout, devenir force de cohésion et régulation dans une société libérale tendant vers des ordres polycentriques plus ou moins auto-organisés. De ce point de vue, les églises protestantes semblent paradoxalement plus en danger puisque, offrant un fonctionnement de type « fumée », pour reprendre la métaphore d’Atlan dans Entre le cristal et la fumée/Essai sur l’auto-organisation du vivant (Point-Seuil), elles risquent de manquer de cohésion interne pour répondre aux dynamiques évanescentes de nos sociétés libérales modernes qui, elles même, tendent aussi vers la fumée. Enfin, observons aussi que le catholicisme, avec son concept fort d’inculturation, sur le plan de la liturgie par exemple, apparaît comme plutôt plastique aux différentes cultures du monde, peut-être même plus que la démocratie libérale dont le messianisme subit en ce moment de par le monde de singuliers revers.

II – La question de la vérité

Deuxième point de friction avec le monde moderne : la prétention de l’Église catholique a dire « La vérité » dans le contexte d’un libéralisme culturel qui considère comme intolérable la prétention à détenir la vérité et postule qu’il n’y a de vérité que celle du sujet.

Est-ce vraiment un problème ? Et si ce n’en était pas un ? D’abord, parce que ce qui est intéressant dans le contexte du libéralisme, c’est la mise en concurrence de groupes qui disent La vérité, la leur, (et bien sûr des argumentaires de justifications de La vérité de ces même groupes) en permettant ensuite de choisir celle qu’on considère comme la meilleure, la plus adaptée à soi etc… On ne voit pas bien en quoi cette mise en concurrence des valeurs et des systèmes associée au libre choix des sujets va forcément faire de l’Église une vaincue. Elle va certainement perdre des fidèles et de l’argent mais est ce vraiment grave ? Dans un système concurrentiel, il faut tout mettre en concurrence. Les gains ET les pertes. Or dans cette perspective, il faut envisager le libéralisme culturel dans ses aspects positifs et négatifs. Certes, l’acquis du libéralisme est le respect du libre choix du sujet, le pluralisme, avec comme conséquence d’ailleurs une difficulté réelle pour l’homme moderne à « s’orienter dans la pensée », et dans sa vie, qui peut aller jusqu’à un relativisme à la fois désenchanté et petit-bourgeois. Il ne faudrait pas que, obnubilé par cette conquête de la modernité, nous refusions de voir les conséquences, négatives cette fois, de cette même conquête. N’oublions pas qu’il y a aussi une facture du relativisme et du libéralisme culturel en termes d’anxiété, de gestion douloureuse de choix de vie et d’histoire personnelle, de réponse aux agressions, de dépense d’énergie psychique, de non-réponse au nihilisme, de désorientation etc…

Or, on ne peut penser, en vérité, la survie de l’Église catholique qu’en la mettant en perspective par rapport à la globalité des logiques endogènes, positives comme négatives, du libéralisme culturel, de l’individualisme et du relativisme en prenant garde à ne pas se laisser aveugler par un Credo de l’adaptabilité qui dirait que ceux qui vont mal sont forcément les « inadaptés » et ceux qui vont bien les « adaptés ». Aller bien, c’est aller bien en soi quelles que soient les causes de l’aller bien lesquelles sont très variables en fonction des gens et des histoires. Et aller bien dans une société relativiste et pragmatique, ce n’est pas forcément être adapté au contexte, c’est aller bien par n’importe quel moyen y compris, pourquoi pas, celui d’une certaine forme d’inadaptation. Pourquoi pas celle des cathos décalés d’aujourd’hui ? Une fois la liberté conquise sur les rigidités de la société du XIXe siècle, ce qui a été le travail de la génération née entre 1925 et 1945, l’Église n’est pas dans une si mauvaise posture que ça. Une proposition forte, une tradition éprouvée, un appareil structuré mais non coercitif peuvent être séduisants pour le futur proche. S’ajoute peut-être aussi, dans la lecture de l’Église, par la génération des sociologues institutionnalisés largement quinqua voire sexagénaire, selon la lecture de l’inadaptation, un problème de génération.

La jeune génération, celle des vingt-trente ans, n’a pas le même rapport que celle de Jean-Marie Donegani, Danièle Hervieu-Léger, Rémi Lenoir, même si celui-ci est un peu plus jeune, avec l’éventuelle rigidité de l’Église puisqu’elle n’a pas eu à s’en « arracher ». Sauf pour quelques intégristes et cette vieille génération, éduquée dans le catholicisme antérieur au Concile Vatican II, l’Église n’est plus contraignante. C’est du vide et d’un quadrillage rationnel et technocratique non porteur de « sens » dont les jeunes souffrent aujourd’hui et ils perçoivent le quadrillage rationnel et l’injonction à penser « droit » beaucoup plus dans l’École, la bureaucratie des administrations, le déploiement de la police et le conformisme des médias que dans l’Église qui leur semble plutôt exotique et hors du temps, ce qui n’est pas porteur pour eux d’une connotation forcément négative. Par contraste, l’Église apparaît plutôt bonne mère et peut sans problème être consommée librement et être accompagnante des trajets auto-géré des individus, tour à tour et à la fois, « pèlerins et convertis ». Elle est moins rigide que le code pénal par exemple ou la police de la République ou l’École. Lorsque Jean-Marie Donegani par exemple dans son interview du 21 janvier 2007 invite l’Église à « cesser de fonctionner à l’autorité et à la prescription », on est étonné qu’il affirme une telle chose sans avoir pris en compte la totalité du « bougé » récent du fonctionnement de l’injonction prescriptive dans les sociétés occidentales en ce qui concerne le « croire » et le « faire », les dogmes et les mœurs. Grâce aux travaux de Michel Foucault notamment, on sait qu’une prescription n’est opérationnelle que si elle est associée à un pouvoir qui la rend efficace et qui la fait percevoir comme réellement limitative des aspirations du sujet à la liberté. Jusqu’à la révolution du libéralisme culturel des vingt dernières années, les injonctions du Magistère faisaient système avec une société autoritaire, normative et disciplinée, adepte du consensus moral, qui, même laïque, relayait sous la forme de bio-pouvoirs, de représentations, d’institutions, les injonctions du Magistère, et de la société bourgeoise, en ce qui concerne la morale individuelle, la famille, les préférences sexuelles, l’engagement dans la durée, le respect de la parole donnée etc… tout en contestant, au moins dans la culture laïque, les dogmes et le système de croyance de cette même Église.

La suppression récente de ces relais et de ces dispositifs opératoires, sous l’effet du libéralisme culturel, touche toutes les structures donneuses de sens, issues de la rationalité occidentale ou puissamment transformées par elle, qui associent engagement individuel et appareil hiérarchisé : Églises, sociétés de pensée, syndicats marxistes etc… Elles deviennent des lieux de passages et c’est justement ce transitoire qui transforme l’injonction aliénante du Magistère en proposition gratuite de Sens dans un contexte nouveau de relation entre les Églises et l’État qui tend de plus en plus à faire se confronter un ensemble de propositions sans pouvoirs et de pouvoirs dépourvus de propositions. Dans cette perspective, on est fondé à penser que la perception du Magistère romain comme autorité aliénante n’est, dans nos sociétés, qu’un phénomène transitoire. On voit mal en quoi le Magistère, dès l’instant qu’il n’est plus, socialement, ni institutionnellement, coercitif, ne pourrait pas être désormais perçu comme une force positive de propositions qui tirerait sa force de conviction plus de sa cohérence interne, même relativisée socialement au milieu d’un ensemble de propositions diversifiées, que de son adéquation parfaite avec un processus socio-historique fatalement soumis à péremption, fut-il le « libéralisme ». On voit mal en quoi le Magistère romain ne pourrait pas être perçu comme un des « inventeurs en morale » de nos sociétés relativistes au même titre que le Dalaï-Lama, le Grand-Rabbin de Jérusalem ou le président du Conseil œcuménique des Églises ? Sans doute est-ce plutôt à l’Occident et à la génération née entre 1925 et 1950 de faire, dans le contexte actuel de post-modernité, la psychanalyse de ses propres rapports avec un Magistère qu’on lui avait appris à considérer en effet comme prescriptif.

III – Le pluralisme ? Est-ce si nouveau ? 

Ajoutons aussi que certains textes, l’article de Jean-Marie Donegani par exemple, semblent faire du libéralisme culturel une nouveauté à laquelle le catholicisme n’aurait jamais été confronté. C’est oublier que le christianisme est né dans un contexte pluriel, lequel n’est pas sans avoir beaucoup de points communs avec le libéralisme culturel d’aujourd’hui, qu’il est lui même polyculturel dès sa naissance (judaïsme, message évangélique, philosophie et sagesses païennes), qu’il a vécu les 300 premières années de son existence dans une société dont il ne dominait ni les représentations, ni les dispositifs de pouvoir, qu’il a assimilé les invasions barbares, s’est adapté à bien des cultures locales. C’est oublier aussi que, plus récemment encore, il a été confronté, à des milieux et des cultures qui ont, depuis 250 ans, une culture de libéralisme culturel que l’Église n’a jamais dominée ni sociologiquement, ni intellectuellement, on pensera aux élites aristocratiques et bourgeoises de l’Europe qui sont de religions diverses, d’opinions très plurielles, de comportement et de moeurs très libres, ce qui n’a jamais empêché aristocrates sceptiques, bourgeois voltairiens et artistes romantiques, sans oublier certains homosexuels flamboyant des années 30 comme Henri Ghéon, Poulenc ou Max Jacob, de toujours dialoguer avec l’Église, d’y chercher écoute et réconfort, voire même de s’y référer.

Compte tenu de tout cela, gardons-nous bien de prophétiser quoi que ce soit. Bien des experts en sociologie religieuse, qui se penchent au chevet de l’Église catholique romaine en espérant secrètement la voir passer l’arme à gauche comme les médecins d’Astérix en Helvétie prenant le poulx de l’envoyé de César, semblent prisonniers d’une lecture, qui est celle d’un Fukuyama par exemple et qui procède elle-même premièrement d’une lecture trop « facile » et peut être imprudente de la Société ouverte et ses ennemis de Popper, deuxièmement d’un présupposé qui postulerait que le libéralisme se serait obligatoirement construit contre le catholicisme romain avec pour moteur une culture essentiellement protestante et anglo-saxonne. Rien n’est moins sûr. Notamment si l’on fait référence aux travaux extrêmement argumentés d’un Philippe Nemo par exemple qui montre tout ce que le libéralisme, aussi bien sur le plan philosophique, qu’économique et culturel, doit historiquement au catholicisme. La crise anti-libérale de l’Église catholique au XIXe siècle doit-elle conduire à penser que le catholicisme ne peut se définir qu’en opposition au libéralisme, doit-elle conduire à assimiler totalement le catholicisme et l’Église catholique à ces différents anti-libéralismes de l’Histoire moderne qu’ont été les totalitarismes communistes et nazis, une certaine droite légitimiste française ou une certaine forme de régression écologique par exemple ? L’amalgame est trop simple. L’assimilation trop rapide. En fait, si on se place une fois de plus selon le point de vue d’Atlan, on peut pronostiquer par exemple, a contrario des thèse prophétisant une Église vaincue par le libéralisme que des religions, fussent-elles nées avant la modernité libérale, comme le judaïsme, le catholicisme, l’orthodoxie et le confuciano-taoïsme peuvent dans l’avenir fort bien tirer leur épingle du jeu car elles ont suffisamment de redondance, de souplesse adaptative, de réalisme et de rationalité pour répondre au défi du libéralisme culturel et de la mondialisation économique et sociétale tandis que peuvent être les perdants de demain le protestantisme ou encore l’Islam ; le premier parce qu’il est d’une certaine manière trop proche de la fumée moderne par son individualisme et son communautarisme groupusculaire décentralisé sans réel régulateur (et trop liés peut être aussi au « temps long » mais fatalement limité de la modernité bourgeoise occidentale européenne, notamment par un rapport trop privilégié à l’écrit, un hyper-individualisme sentimentalo-abstrait associé à un déficit de culture de soi au sens où l’entendent Michel Foucault et Pierre Hadot) le deuxième parce que développant des raidissements idéologiques trop proche du cristal.

Conclusion

En conclusion, nous dirions qu’à force de lire l’histoire de l’Église en Occident comme un processus inexorable de perte de terrain, on en vient à oublier que ce processus est avant tout un processus de désocialisation (« Mon Royaume n’est pas de Monde ») ou au moins de décalage endogène au catholicisme lui-même. Dans cette perspective, les libéraux, trop confiants, mais aussi les déclinistes, nostalgiques d’une Chrétienté largement fantasmée tout autant que des compromis douteux de l’Église avec le Siècle inaugurés par l’Edit de Milan de Constantin et qui ont fait les beaux jours de l’alliance du trône et de l’autel de l’Absolutisme, feraient mieux de voir dans ce tableau absurde d’une « Église vaincue par le libéralisme » une véritable libération qui, après la désinstitutionnalisation séparatrice et libératrice du Politique effectuée par les différentes lois de séparation entre les Églises et les États, se poursuit par une désinstrumentalisation qui libère l’Église de son instrumentalisation par le social sous la forme d’un Appareil Idéologique relais de l’État (cf. Althusser et son célèbre texte sur les A. I. E.) destiné, ainsi que le voulaient les bourgeois du XIXe siècle, au maintien de l’ordre moral et à la construction de la cohésion sociale par l’intériorisation de normes répressives qui vont à l’encontre de la dynamiques libératoire du message évangélique, du projet du Dieu de l’Évangile : créer l’Homme à son image c’est-à-dire libre.

Et pour faire bonne mesure :

http://www.la-croix.com/Religion/Approfondir/Documents/Liberte-et-verite-article-du-cardinal-Ratzinger-publie-dans-Communio-_NG_-2009-04-15-533686

[1] Ce texte ne prétend en aucun cas au propos du spécialiste en sociologie religieuse,  et n’est que le produit, jeté à la diable (!),  dans un esprit d’ailleurs éloigné de toute attitude de reconquête, des interrogations et réflexions d’un catholique, de base, vis-à-vis d’un certain nombre d’analyses et d’études récentes traitant des relations entre Église catholique et société libérale modernes et post-modernes.

[2] On pensera, entre autre, par exemple, à l’interview donnée dans le journal Le Monde le 21 janvier 2007 par Jean-Marie Donegani et titrée par ce même journal « L’Église catholique sera vaincue par le libéralisme » ou encore aux travaux de Danièle Hervieu-Léger comme Catholicisme, le fin d’un monde, Paris, Bayard, 2003, encore aux nombreuses interview d’un Rémi Lenoir voire aux propos d’un Éric Fassin lors d’une émission récente de Taddéi.

Une réflexion sur “L’Église catholique sera-t-elle vaincue par le libéralisme[1] ?

  1. L’Eglise catholique présente l’immense inconvénient dans notre société marchande, d’offrir un solide rempart à la diffusion de la « pensée liquide » si chère à nos disciples de Mammon. Comme le présente Zygmunt Bauman, l’individu formaté par les nouvelles vérités est une cire molle. Sans lieu, sans racines, sans croyances, sans concepts clairs ni esprit critique, sans matérialité, il se dissout dans l’informel présent de l’illusion consumériste.

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