Les temps hypermodernes

Dans le modèle de société postmoderne décrit par L’ère du vide, l’analyse du social s’explique mieux par la séduction que par des notions telles que l’aliénation ou la discipline. Il n’y a plus de modèles prescrits par les groupes sociaux, mais des conduites choisies et assumées par les individus ; plus de normes imposées sans discussion, mais une volonté de séduire qui touche indistinctement le domains public (culte de la transparence et de la communication) et privé (multiplication des découvertes et des expériences singulières). Apparaît alors Narcisse, figure de proue de L’ère du vide, individu cool, flexible, jouisseur et libertaire tout à la fois. C’est la phase jubilatoire et libératrice de l’individualisme qui s’est vécue à travers la désaffection à l’égard des idéologies politiques, le dépérissement des normes traditionnelles, le culte du présent et l’hédonisme individuel.

Sébastien Charles, L’individualisme paradoxal, introduction à la pensée de Gilles Lipovetsky, in Gilles Lipovetsky, Les temps hypermodernes, Grasset

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